Fabien Antolinos s’attaque à l’Ultra Trail du Mont Blanc


Par aborron le 21 août 2015 dans A la une, Le team

Porte drapeau du Team Terre de Running,  Fabien Antolinos s’attaque au 2e gros objectif de sa saison 2015 avec dans quelques jours avec l’UTMB. Il fait le point sur les Mondiaux de trail à Annecy disputés fin mai, sa préparation et ses espérances.

 

Fabien, on s’était quittés sur ta 11e place aux Championnats du monde à Annecy, quel bilan en faire avec un recul de plus de deux mois ?

J’ai bien analysé la course. C’était une période lors de laquelle les crampes arrivaient assez tôt, et je manquais de puissance en fin de course, alors que c’est ce qui fait ma force habituellement. J’étais moins en forme tout simplement. Le jour de la course, ça a vraiment été dur, mais je me suis accroché. Je ne pense pas avoir fait d’erreur le jour de ma course ou lors de la préparation, j’étais juste un peu bridé ce jour là…

 

Et c’est arrivé le mauvais jour…

C’était le moment de la saison où j’étais le moins bien. Mais oui, clairement, c’était une contre performance. Sylvain Court, qui gagne, était derrière moi en 2014. Patrick Bringer, qui termine 3e, finit en même temps que moi en 2014. Concrètement, je mets 15 mn de plus que l’an dernier alors que j’étais mieux préparé cette fois. Donc oui, je pouvais prétendre à mieux. Mais voilà, c’était le manque de forme au mauvais moment.

 

Place désormais à l’UTMB…

L’avantage à cette période de la fin août, c’est que l’on peut s’appuyer sur ce qui a été fait avant. Dans la saison, il y a eu la préparation pour Annecy, la course d’Annecy qui correspond déjà à un ultra, puis la préparation pour l’UTMB, avec deux grosses compétitions à mon programme : l’ITT début juillet (Fabien a pris la 5e place en 8h10, à 27 mn du vainqueur, Luis Alberto Hernando, le vice-champion du monde), c’était les retrouvailles avec le dénivelé et l’altitude.

 

Et puis ensuite le trail de Courchevel début août.

C’était en effet le 2e trail de préparation, 54 km et 4.400 m de dénivelé. Mais il y a eu aussi des sorties longues, pas énormément finalement, des entraînements vélos, un peu de montagne aussi, pas que de la course à pied. J’aime bien varier l’entraînement, c’était donc aussi des randos-course, des randos à la limite de l’alpinisme parfois, beaucoup d’entraînement croisé.

La préparation était vraiment encourageante et ça s’est conclu par la victoire à Courchevel, avec un beau plateau, face à des jeunes talentueux de la région, mais aussi Nico Martin et Nico Pianet (également du Team TDR), eux deux se préparant pour la CCC. Le signe encore plus positif, c’est le fait de battre le record de l’épreuve de Dawa Sherpa de 10 mn, qui datait de 2012.

 

 

Avec de bonnes sensations ?

Oui, c’était très positif et très encourageant. C’était ma première course sans aucune crampe. J’en ai même profité pour faire le kilomètre vertical (qu’il termine à la 3ème place). Un kilomètre vertical, ça décrasse la machine. C’était vraiment un bon bloc de travail sur cette période.

 

Et l’UTMB alors, avec tous les aléas de course et une telle distance, est-il possible de se fixer un objectif ?

Mon objectif est clair : il faut terminer ! Il ne s’agit pas de faire le modeste ou quoi que ce soit, je veux terminer et me faire plaisir. L’an dernier, je me suis arrêté au 110e km. Je ne connais pas la distance au-delà du 110e km. Si je peux faire une bonne place tant mieux, mais ce n’est pas l’objectif. J’ai retenu la leçon de l’an passé. J’étais parti avec le groupe de tête. J’avais de bonnes jambes mais cela ne suffit pas. Il y a une erreur d’allure à un moment. A la 1re descente, je me suis arraché le pied dessous. Il y a eu aussi une hyper hydratation, un souci de matériel. En fait il y a eu plein de petites erreurs qui m’ont contraint à l’abandon.

 

Des erreurs qui te servent d’expérience désormais?

Ce qu’il faut se dire, c’est que sur l’UTMB on a globalement plus de temps. Ce n’est pas grave de se faire lâcher par la tête de course. Moi je raisonnais différemment, en me disant il ne faut pas perdre une seconde sur les premiers. Parce que j’ai l’habitude des formats plus courts, dans une logique de coureur de 60 ou 70 km. Là non, et il faut accepter de marcher par exemple.

 

Tu as reconnu le parcours ?

Pas cette année, je l’avais repéré en entier l’an passé et j’avais donc parcouru 110 km.
En fait, j’espère surtout que les conditions seront bonnes, que l’on fera le tracé prévu. Ce serait bien si j’arrivais à me faire plaisir. Si je termine en me sentant bien, cela devrait bien se passer au niveau du classement.

Un dernier mot sur ta stratégie nutrition ?

Je fonctionne avec des apports solides fournis par notre partenaire Nutrisens en alternant tous les ¾ d’heure de course entre les Jelly bar, l’Antioxy bar et les gels AC+  fruits rouges.
Au niveau hydratation, je vais également alterner avec 3 boissons pour ne pas être écœuré : la Speed Récup goût cerise cassis que je prendrais sur les ravitaillements et pour la course je vais opter pour l’AC+ fruits rouges et l’Hydramax saveur citron menthe.

Je complèterais avec une recette personnelle de purée à base de patate douce.

 

Retrouvez le site internet de Fabien : http://www.fabienantolinos.com et la page du Team Terre de Running : http://www.team-tdr.com

 

Propos recueillis par David Jehanno, pour Terre de Running /photo T.Nalet

 

 

 

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